Canagliflozine et protection de la fonction rénale chez le patient diabétique de type 2

La canagliflozine protège la fonction rénale chez le patient diabétique de type 2

Vlado Perkovic et al. Canagliflozin and Renal Outcomes in Type 2 Diabetes and Nephropathy. NEJM, avril 2019. DOI: 10.1056/NEJMoa1811744

La prise quotidienne de canagliflozine réduirait de près d'un tiers le risque d'insuffisance rénale terminale des patients diabétiques de type 2 ayant déjà une fonction rénale altérée, indépendamment du niveau d'efficacité sur la glycémie. Ces travaux sont parus dans le NEJM.

Chez les diabétiques de type 2 présentant une altération de leur fonction rénale, les risques d'événement cardiovasculaire mais surtout d'insuffisance rénale sont significativement réduits sous canagliflozine par rapport à un placebo. C'est ce que montre une étude parue dans le NEJM dont le suivi médian a été de 2 ans et demi (2,62 ans exactement).

Les données cardiovasculaires antérieures indiquent que les inhibiteurs des cotransporteurs 2 sodium-glucose pourraient protéger la fonction rénale des patients. Les résultats de cette étude randomisée en double aveugle vont dans le même sens.
Les auteurs ont inclus 4.401 patients diabétiques de type 2 présentant une altération de la fonction rénale : débit de filtration glomérulaire compris entre 30 et <90 ml / minute / 1.73 m2 de surface corporelle et albuminurie comprise entre 300 – 5000mg par 24h. Les patients ont reçu la canagliflozine à la dose de 100mg /jour ou un placebo. Ils étaient tous traités par un inhibiteur du système rénine-angiotensine.

Le critère principal composite incluait la survenue du stade terminal de l'insuffisance rénale caractérisée par une dialyse, une greffe ou une DFG <15 ml / minute / 1.73 m2, le doublement du taux de créatinine plasmatique ou un décès d'origine rénal ou cardiovasculaire.
Le risque d'atteindre ce critère composite était réduit de 34% dans le groupe canagliflozine par rapport au placebo (HR 0.66; IC 95%, 0.53-0.81; P<0.001) et le risque de maladie rénale terminale réduit de 32% (HR 0.68; IC 95%, 0.54-0.86; P=0.002). Le risque de décès d'origine cardiovasculaire, infarctus du myocarde et AVC était également réduit de 20% (HR 0.80; IC 95% CI, 0.67-0.95; P=0.01) ainsi que celui d'hospitalisation pour insuffisance cardiaque (HR 0.61; IC 95%, 0.47-0.80; P<0.001).

 

 

 

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