Qu'est ce qu'une dyslipidémie?
Une dyslipidémie est une anomalie du bilan lipidique pouvant concerner le cholestérol, les triglycérides ou les deux.

L’hypercholestérolémie correspond à un taux de LDL-cholestérol (ou « mauvais cholestérol ») supérieur à 1,6 g ou 4 mmol (millimoles) par litre chez l’adulte. ??Elle est systématiquement traitée puisqu’elle constitue un facteur de risque cardiovasculaire.
L’objectif est de faire baisser le LDL-cholestérol qui, en excès, est susceptible de se déposer dans les artères et de favoriser l’athérosclérose.
Un taux de HDL-cholestérol (ou « bon cholestérol ») trop faible, inférieur à 0,40 g ou 1 mmol par litre, compte aussi parmi les dyslipidémies.

L’hypertriglycéridémie est définie par un taux de triglycérides supérieur à 1,5 g ou 1,7 mmol par litre chez l’adulte. ??Une hypertriglycéridémie très forte fait courir un risque de pancréatite aiguë.
Les hypertriglycéridémies modérées, nettement plus fréquentes, ont pour principal inconvénient de s’accompagner d’une baisse du HDL-cholestérol (ou « bon cholestérol »).
Ces dyslipidémies sont souvent liées au mode de vie. Elles peuvent cependant avoir une origine génétique, ou être induites par certaines maladies ou certains traitements.
Une alimentation équilibrée, couplée à une activité physique régulière, constitue la base de la prévention et de la prise en charge des dyslipidémies.
Lorsque ces mesures d’hygiène et de diététique ne suffisent pas à normaliser le bilan lipidique, un traitement médicamenteux est prescrit. ??C’est également le cas pour les dyslipidémies familiales sévères, pour les personnes présentant plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire, ainsi qu’en prévention secondaire (pour éviter une récidive de maladie cardiovasculaire). 

Comment dépiste-t-on une dyslipidémie?
Le dépistage repose sur une analyse de sang. Les paramètres dosés sont le cholestérol total, les triglycérides, le HDL-cholestérol et le LDL-cholestérol.
La description du sérum, clair, opalescent ou lactescent, contribue aussi à l’identification d’une anomalie lipidique.

Pour faire le diagnostic d’une dyslipidémie, il faut au moins 2 bilans lipidiques anormaux consécutifs effectués après 12 heures de jeûne.
Le médecin complète alors les investigations afin de déterminer l’origine de la dyslipidémie et de dépister d’éventuels autres facteurs de risque.
Il peut ainsi demander un dosage de thyréostimuline ou THS, de glycémie, de créatinémie, pour rechercher respectivement une hypothyroïdie, un diabète ou une insuffisance rénale.

Lorsque le bilan lipidique est normal, en l’absence de facteurs de risque cardiovasculaire, il suffit de le renouveler tous les 5 ans.
Il peut être réitéré plus souvent en cas de prise de poids excessifs, de survenue de diabète ou d’hypertension artérielle, ou de reprise du tabac.

Lorsqu’une dyslipidémie est diagnostiquée, le bilan lipidique est réitéré au bout de 3 mois, afin d’évaluer l’efficacité du traitement mis en place.
Ensuite, le médecin détermine la fréquence souhaitable des bilans.
Le dépistage d’une dyslipidémie chez l’enfant est recommandé en cas :

de dyslipidémie familiale connue ;
d’antécédents familiaux vasculaires précoces (avant 55 ans chez le père ou un parent du premier degré, avant 65 ans chez la mère ou une parente du premier degré) ;
d’obésité.

Un enfant porteur d’une dyslipidémie familiale doit bénéficier d’une prise en charge spécialisée. 

Quelles sont les causes des dyslipidémies?
Les dyslipidémies sont souvent liées au mode de vie. Elles peuvent cependant avoir une origine génétique, ou être induites par certaines maladies ou certains traitements.

Lorsqu’elles sont d’origine génétique, les dyslipidémies sont dues au dysfonctionnement d’enzymes intervenant dans la production ou l’élimination des lipoprotéines (chylomicrons, VLDL, LDL, HDL), qui sont les transporteurs du cholestérol et des triglycérides dans le sang.
Certaines formes familiales rares d’hypercholestérolémie ou d’hypertri-glycéridémie interviennent dès la petite enfance. Elles donnent lieu à des taux sanguins de cholestérol total ou de triglycérides très élevés, pouvant atteindre pour ces derniers jusqu’à 10 fois la norme.
Toutefois, la majorité des dyslipidémies est liée au mode de vie, et plus particulièrement à l’alimentation et à la sédentarité.
Elles sont fréquemment associées au surpoids, au diabète, au syndrome métabolique.
Se révélant à l’âge adulte, elles sont aussi plus modérées. Mais les formes familiales peuvent également se manifester ou s’aggraver du fait d’un mode de vie défavorable.??Enfin, les dyslipidémies peuvent être la conséquence de certaines maladies du rein, du foie, d’une hypothyroïdie, ou être induites par certains médicaments, tels que les corticoïdes ou la pilule contraceptive chez les femmes. 

En quoi consiste l'hygiène de vie recommandée?
Une alimentation équilibrée, couplée à une activité physique régulière, constitue la base de la prévention et de la prise en charge des dyslipidémies.

En cas d’hypercholestérolémie, il est recommandé de :

consommer de façon modérée les graisses saturées : beurre, crème, fromages, charcuteries, viandes grasses, aliments industriels ;
privilégier les graisses insaturées : huiles d’olive, de noix, de colza, amandes, noix, noisettes ;
consommer du poisson au moins 2 fois par semaine, riche en graisses essentielles oméga 3 ;
modérer l’apport de cholestérol : œufs, abats, crustacés ;
consommer au moins 5 fruits ou légumes par jour et donner la priorité aux aliments céréaliers complets riches en fibres ;
avoir un apport quotidien de 2 à 3 g de stérols végétaux grâce à des aliments enrichis (laitages, margarines) ;
perdre du poids ou au moins stabiliser son poids en cas d’excès pondéral.

Une telle stratégie permet, selon les individus, d’obtenir une baisse du LDL-cholestérol de 5 à 20 %.

En cas d’hypertriglycéridémie, il est conseillé de :
perdre du poids s’il y a surcharge pondérale ;
modérer sa consommation de glucides simples : boissons ou aliments sucrés, et fruits.
éviter les boissons alcoolisées.
Dans tous les cas, la pratique d’au moins 30 minutes quotidiennes d’activité modérée, comme de la marche rapide, contribue à améliorer le bilan lipidique.
L’activité est également bénéfique pour prévenir d’autres facteurs de risque cardiovasculaire, tels que le diabète ou l’hypertension artérielle.
Enfin en cas de tabagisme, il est fortement recommandé de l’arrêter.

Dans quelles cas les médicaments sont-ils nécessaires?
Un traitement médicamenteux est prescrit lorsque les mesures hygiéno-diététiques ne suffisent pas à normaliser le bilan lipidique, en cas de dyslipidémie familiale sévère, pour les personnes présentant plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire ou en prévention secondaire (pour éviter une récidive de maladie cardiovasculaire).

Les facteurs qui augmentent le risque cardiovasculaire sont :
l’âge : homme de plus de 50 ans ou femme de plus de 60 ans ;
les antécédents familiaux de maladie coronaire précoce : avant 55 ans chez le père, avant 65 ans chez la mère ;
le tabagisme en cours ou arrêté depuis moins de 3 ans ;
l’hypertension artérielle ;
le diabète de type 2 ;
un taux de HDL-cholestérol (ou « bon cholestérol ») inférieur à 0,40 g par litre.

Il est important de prendre en compte les facteurs de risque habituels, ainsi que d’autres données telles que le fait d’avoir déjà eu un accident vasculaire et de définir les objectifs du traitement.

En cas d’hypercholestérolémie, les médicaments recommandés en première intention sont les statines, dont les études ont démontré qu’elles réduisent le risque cardiovasculaire de 20 à 30%.
Lorsque le risque cardiovasculaire est élevé et que, par conséquent, l’objectif pour le LDL-cholestérol est très bas (moins de 1 g par litre), le médecin peut être amené à associer la statine à un médicament d’une autre catégorie, généralement l’ézétimide.

En cas d’hypertriglycéridémie, souvent couplée avec une hypoHDLémie, les médicaments prescrits sont les fibrates.

Le médecin évalue la tolérance à ces médicaments.

Les éventuels autres facteurs de risque cardiovasculaire (Diabète, hypertension artérielle,…) doivent aussi être pris en charge. Il est aussi fortement recommandé aux personnes présentant une dyslipidémie d’arrêter de fumer.
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